Organisation

Exigences

Si en 2002 a été célébré le dixième anniversaire de DAK’ART, la version art africain contemporain de la Biennale de Dakar a eu dix ans en 2006. La relative jeunesse de l’évènement a tout de même permis de développer une plus grande attention et de susciter un réel intérêt pour la création africaine contemporaine.

Malgré les limites objectives du mode de sélection (qui, jusqu’en 2004, reposait sur le principe de présentation de dossiers individuels à un Comité international de sélection), plusieurs personnalités artistiques ont été révélées au monde des professionnels par la Biennale de Dakar. Responsables de galeries, de musées d’art contemporain et d’établissements de formation, collectionneurs et autres amateurs d’art sont de plus en plus nombreux à répondre à l’appel de la manifestation.

Cette notoriété entraîne plus d’exigences à divers niveaux :
-  Une professionnalisation plus affirmée de la communication sur DAK’ART ;
-  Une amélioration de l’information des publics ;
-  Un relèvement plus significatif du contenu artistique ;
-  Un développement des capacités en matière de scénographie ;
-  Une fonctionnalité et une accessibilité des sites d’exposition ;
-  Une coordination plus pertinente du fret des œuvres à l’arrivée comme au retour.
-  Une maîtrise des implications techniques du projet artistique global et une mise en place conséquente d’équipes de supervision permanentes ;
-  Une organisation plus méthodique des rencontres professionnelles.

Responsabilités

Ces exigences sont à la mesure des enjeux de DAK’ART : présenter en Afrique la création contemporaine africaine par des Africains. C’est d’ailleurs une responsabilité que l’Etat du Sénégal continuera à assumer pleinement avec des partenaires engagés à accompagner la promotion de la création africaine.

La ville de Dakar s’est très tôt affirmée comme capitale culturelle internationale et comme cadre de réflexion et de débats théoriques sur les arts visuels Elle entend, à travers sa Biennale, consolider cette position.

L’’histoire de la Biennale de l’art africain contemporain est le prolongement naturel d’une somme de réflexions et d’actions animées par des intellectuels et hommes de Culture d’Afrique et de la diaspora très tôt conscients de la place de la Culture face aux différents défis rencontrés à diverses étapes de la marche de nos sociétés vers le mieux être.

Dans sa phase de maturation, DAK’ART est sans aucun doute une proposition culturelle pertinente pour l’Union Africaine. Le pari de réunir périodiquement en Afrique l’expertise du continent dans le domaine des arts visuels, de procéder à l’analyse de l’état de la production de nos créateurs, d’engager avec le reste du monde le débat sur l’actualité des créations proposées, et sur les possibilités de promotion qui leur sont offertes, contribue certainement à relever le niveau de notre contribution dans le domaine des arts visuels.

Enjeux

A l’heure du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique, le secteur de la Culture apparaît comme le lieu de nouveaux enjeux. Enjeux pour la préservation de la diversité face à la menace de la mondialisation. Enjeux économiques qui placent l’Afrique et ses créateurs dans une position privilégiée de conquête de marchés nouveaux, ceux des industries de l’immatériel.

L’actualité du « rendez-vous du donner et du recevoir » offre l’opportunité aux artistes d’apporter leur contribution à la restauration et à la réactualisation d’un patrimoine culturel riche de sa diversité et de sa capacité à féconder une nouvelle dynamique de production et d’entreprise.

Objectifs

La présence des artistes africains sur le marché international reste encore très faible. Les règles de ce même marché de l’art sont définies en dehors du continent africain par des experts dont la perception de l’art africain reste prisonnière de considérations réductrices.

La Biennale de l’Art Africain Contemporain se veut un espace de regards différents et sans préjugés sur des démarches et des inspirations à analyser en fonction d’une pluralité d’influences de sources immédiates et plus lointaines. Le milieu lui-même est aujourd’hui marqué par la relativité de ses limites spatiales en dépit de la force d’influence de l’environnement social immédiat.

DAK’ART est l’occasion de combattre la tendance aux préjugés sur l’art contemporain tel qu’il est exprimé par des créateurs africains en donnant la parole à une autre catégorie d’experts intervenant à des niveaux différents de la sphère des arts visuels, refusant de s’enfermer dans des certitudes et soucieux d’une certaine éthique.

De larges secteurs commencent à apprécier la production artistique présentée par la Biennale de Dakar pour ce qu’elle est vraiment et non pour l’image que l’on voudrait qu’elle reflète.

Il s’agit dès lors d’entretenir cette créativité et de favoriser le développement d’une critique plus avertie en Afrique pour contribuer à l’analyse des démarches et des techniques de productions artistiques. C’est précisément cette double articulation qui vaut aujourd’hui à un nombre croissant d’artistes africains d’être connus et appréciés à travers le monde.




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